HAMZA

HAMZA

Sincèrement tour

LE BIKINI - RAMONVILLE ST AGNE
Mardi 7 novembre 2023 , 19h30
PLACEMENT LIBRE
HAMZA

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Sincèrement tour

LE BIKINI - RAMONVILLE ST AGNE
Mardi 7 novembre 2023 , 19h30

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Hamza aime rendre la politesse. Depuis ses premières mixtapes en 2013, dès qu’un de ses collègues rappeurs qu’il soit Belge comme lui, francophone ou anglophone l’invite sur un morceau ou dans un de ses concerts, le Bruxellois transforme le moment en un instant magique. Boule d’énergie sur scène, ses apparitions sont ovationnées par le public. Sur disque, sa voix feutrée, alliée à des textes toujours piquants et une production à la pointe du rap-game mondial, transforme assurément les featurings en clubs bangers. Pas étonnant donc que, pour son troisième album solo, il choisisse comme titre, une formule de politesse : « Sincèrement, Hamza », celle que l’on trouve en bas de page après avoir tout dit.

En 2017, pour son premier disque, “1994”, Hamza mettait officiellement les pieds dans le game francophone. Pour son second opus, Paradise en 2019, il faisait preuve de son savoir-faire non seulement auprès des poids lourds du rap français, tous genres confondus avec SCH et Oxmo Puccino, mais aussi de la pop francophone avec les reines, Aya Nakamura et Christine and the Queens. Avec celui-ci, Hamza dépasse les frontières et se surpasse en proposant des écrins à Offset, un des trois Migos, le groupe américain qui a imposé la trap music au monde, à Damso, maître du verbe et star incontestée du rap francophone, à C-Kay, la nouvelle figure de l’afrobeat nigérian, et à Tiakola, le phénomène r&b rap français. Sur ce disque enregistré pendant les confinements liés à la crise sanitaire, le beatmaker et rappeur se confie comme jamais, énumère ses erreurs, ses différentes dépendances, ses progrès et sa nouvelle philosophie de vie sans fards et avec toujours la même malice : « J’ai laissé ma créativité et ma sincérité parler, résume-t-il. C’est pour ça que j’ai appelé cet album, “Sincèrement Hamza”. Avec la pandémie du Covid, je me suis mis dans un “mood” où je me suis beaucoup remis en question et où j’ai beaucoup réfléchi sur ma vie d’artiste. Ce n’est pas facile, par exemple, de l’équilibrer avec sa vie privée. Il faut garder la tête sur les épaules» Dans l’album, il nous laisse entrevoir cette vie loin des projecteurs, ce qui nous donne la magnifique et lancinante déclaration Only You, ou le très électro, I Love You. Puis il renchérit : « J’ai grandi grâce aux expériences que j’ai pu vivre que ce soit amicalement ou professionnellement. C’est sûr : je raconte plus de choses dans ce disque. Avec le temps je me suis retrouvé plus seul. Alors, je me suis endurci un peu, et j’apprends avec le temps à gérer tout ça. » En effet, sur l’envoutant Ma réalité, il revient sur son enfance à Laeken, une commune de Bruxelles, et plus précisément dans le quartier de Bockstael : « Quand je dis : « J’ai grandi dans la violence/ Avec un joint de beuh, j’ai appris à la romancer », c’est vraiment quand je pense à ma jeunesse. Je viens d’un quartier : c’était difficile pour moi et ma famille. Nous avons eu des moments très durs. Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Quand j’y pense, il me suffit juste d’un joint pour oublier cette dureté, pour rendre cette réalité plus acceptable. »

D’autant plus qu’enfant, Hamza est atteint d’un syndrome néphrotique dû à une malformation des reins. Il se réfugie dans la musique pour oublier sa fatigue et son traitement. C’est son père qui lui transmet sa passion de la musique ; notamment du R&B : « Il écoutait Jodeci, Guy, Raph Tresvant du groupe New Edition, se rappelle-t-il. Avec lui, j’ai aussi découvert beaucoup de classiques du cinéma comme Le Parrain, Les Affranchis, Casino, puis tous les films de Tarantino, de Spielberg, de Tim Burton. » Très vite, Hamza enregistre ses premiers morceaux sur un logiciel, nourri de ces influences. Ses premières mixtapes remportent un beau succès. Recto Verso sorti uniquement sur Soundcloud et sera encensé par la communauté underground. Les clips extraits de H24 en 2015 enregistrent plusieurs millions de vues sur Youtube avec les morceaux La sauce et Respect. La troisième, Zombie Life l’instaure auprès de ses pairs comme un artiste singulier et avant-gardiste à l’instar d’Ateyaba (anciennement Joke) qu’il invitera sur le morceau Rari ou Alpha Wann qui le présentera comme un de ses artistes du moment sur Mouv’.

Avec la croissance, ses ennuis de santé disparaissent et Hamza est prêt à croquer la vie. Un peu trop même comme il le confie sur son nouvel album dans les morceaux Codeine 19, entre filles et ce sirop codéiné, et sur l’incroyable vibe nigériane, Cocoro : « J’ai cette dépendance à certains produits, reconnaît Hamza, et j’en parle naturellement même si ce n’est pas bien de s’en vanter parce ce que ce ne sont pas des trucs cools, plutôt des erreurs de jeunesse. En studio, j’avais l’impression d’avoir besoin de ça pour faire de la musique mais en réalité, ça ne l’est pas et pour faire quoique ce soit. Alors ce morceau, je l’ai écrit en pensant à la pandémie car ce produit est aussi une espèce d’épidémie. » Sincérité et toujours une petite pointe d’ego-trip comme sur le morceau WWE, du nom de la ligue américaine de catch : « Dans celui-là je raconte des bêtises dans tous les sens, s’amuse-t-il. Il n’y a pas vraiment de ligne directrice. C’est très club. »

En plus de Tiakola qu’il connaît depuis ses débuts dans le groupe 4Keus et de C-Kay, chanteur nigérian rencontré au Studio Twins à Paris, Hamza a d’autres invités de marque sur cet album de dix-sept morceaux, à la fois très varié musicalement et très cohérent : Offset pour l’hymne trap, Sadio, du nom du footballeur sénégalais Sadio Mané, ancien attaquant du Liverpool, un des clubs de cœur du Saucegod et Damso, son collègue de toujours avec qui il signe le très inspiré Nocif qui sample un des tubes de la French Touch, « Lady » de Modjo : « Avec Damso, raconte Hamza, on se connait depuis longtemps, on a des automatismes en studio. On n’a pas peur de travailler ensemble, de communiquer, de s’échanger des idées pour le bien du morceau, de se dire : « Là, tu peux faire mieux. » On ne fait pas chacun son couplet de son côté et basta. On travaille avec les compositeurs, on échange sur les textes, sur la manière de poser, et de mixer aussi. » Et même quand il enregistre avec l’Américain Offset, Hamza se déplace, ne se contente pas d’envoyer des bandes : « J’étais dans le Sud de la France, et on nous a contactés pour nous dire qu’Offset était à Paris pour la Fashion Week et qu’il y avait moyen de faire une session avec lui et j’avais déjà un morceau avec sa voix en tête. Tout s’est fait naturellement en studio. Lui avait donné une interview au magazine GQ et on lui avait fait écouter des morceaux de rap français, il avait kiffé le mien. » Offset y dit : « Hamza est le meilleur. » Il n’est pas le seul à le penser !

ACCÈS

Ⓜ METRO

En métro, terminus Ligne B Ramonville, puis ligne de bus 111 jusqu'à l'arrêt Hermès (dernier départ 20h), prévoir 15 min de marche. 

ⓟ PARKING 

Prendre la sortie 19 en direction de Ramonville, entrer dans le Parc Technologique du Canal puis suivre les indications "Salle de spectacles". La salle dispose d’un parking gratuit. 

AUTRES INFOS

La salle dispose d’un vestiaire.

Bars et restaurant. 

Accessible aux personnes à mobilité réduite. 

Contact objets trouvés : objettrouve@lebikini.com